
Cher Papa,
Aujourd’hui, je me sens accablé par un flot d’émotions que je ne parviens pas à contenir. Il y a tant de choses que j’aimerais te dire, tant de sentiments que j’ai enfouis en moi depuis trop longtemps. J’espère qu’en écrivant cette lettre, une partie de mon cœur pourra trouver un semblant de paix.
Chaque jour, je me réveille avec un vide immense en moi, un manque que rien ni personne ne peut combler. L’absence de ta présence dans ma vie résonne comme un écho douloureux. Je me demande souvent ce qu’aurait été ma vie si tu étais resté. J’éprouve une profonde tristesse en pensant à tous les moments que nous n’avons jamais partagés : les rires, les conseils, les étreintes qui auraient pu apaiser mes peurs.
Il m’arrive de pleurer en pensant à toi. Les larmes viennent sans prévenir, comme une vague déferlante emportant tout sur son passage. Qu’ai-je fait pour mériter un tel abandon ? Pourquoi ai-je dû grandir en cherchant des réponses dans le regard des autres, en espérant que quelqu’un me dirait « tout ira bien » alors que seul ton absence persistait ?
Je me sens souvent perdu, comme un navire à la dérive, cherchant un port où accoster. Ma douleur m’accompagne au quotidien, avec la conviction que tu aurais pu être là pour me guider. Chaque échec, chaque peur que je traverse est assombri par ta mémoire. C’est comme si, dans chaque coin de mon existence, je voyais l’ombre de ce que nous aurions pu être.
Je t’écris non pas pour te blâmer, mais plutôt pour partager ce poids que je porte depuis si longtemps. La colère et le ressentiment se mêlent à la tristesse et à la solitude. J’aimerais pouvoir tourner la page, mais je suis prisonnier de cette histoire inachevée.
Peut-être que tu ne te soucies pas de tout cela, ou peut-être que tu es en quête de tes propres réponses. Quoi qu’il en soit, je souhaite que tu comprennes l’impact de ton absence. Elle a laissé une empreinte indélébile sur mon cœur. Je voudrais croire qu’un jour, je pourrai te pardonner et guérir de cette douleur, mais pour l’instant, il me reste tant de pleurs à verser.
Au fond de moi, j’espère toujours qu’il reste une chance pour nous. Une lumière au bout de ce tunnel sombre. Mais pour l’heure, je me bats avec mes démons, armé de souvenirs qui ne cessent de me hanter.
Prends soin de toi, où que tu sois.
Avec toute ma tristesse,

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